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Exposition Pierre-Yves Racine | Prairies : Joachim


Le collège Emile Zola, en collaboration avec le Rectorat, la région Normandie et Le Radar accueille l’un des six espaces d’art actuel du département.


Du 24 janvier au 20 février, l’espace d’art actuel du Collège Emile Zola présente l’exposition Prairies : Joachim.

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L’exposition est ouverte à tous, parents, élèves, habitants de Giberville et d’ailleurs,
- du lundi au vendredi
de 09 heures 00 à 17 heures 00
- et le samedi 27 janvier
de 10 heures 00 à 12 heures 00 et de 14 heures 00 à 17 heures 00.


Cliquer ci-dessous pour télécharger
le dossier de présentation de l’exposition.
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Pierre-Yves Racine est un jeune plasticien de 34 ans qui réalise essentiellement un travail photographique et qui vit et travaille à Teurthéville-Bocage (près de Cherbourg).
Il a déjà réalisé plusieurs expositions personnelles.

Dans le cadre du dispositif De Visu (le Réseau d’Espaces d’Art Actuel en milieu scolaire et universitaire de Normandie), le collège Emile Zola de Giberville organise une exposition (du 24 janvier au 16 février 2018) des œuvres de l’artiste qui mettra en lumière son travail à partir d’un lieu particulier : Les Prairies Saint-Martin à Rennes - situé entre le canal d’Ille-et-Rance et un bras naturel de l’Ille, le secteur des Prairies Saint-Martin couvre environ 30 hectares aux portes de la ville, morceau de campagne en centre-ville bientôt aménagé en parc urbain. C’est un lieu en pleine transformation.
Depuis 2012, l’artiste a rencontré les habitants de ce lieu, s’est intéressé à leurs objets, il s’en est imprégné et a réalisé un travail artistique à partir de tous ces fragments récoltés, qui rendent compte du lieu. Ses photographies se rapprochent du style documentaire.
Progressivement, il s’imprègne, il collecte images, paroles, sons, objets. A l’écoute des habitants, du quartier et de son évolution, plusieurs pistes de recherche s’engagent, entre documentaire et fiction.
Quelles histoires raconter à partir de ces fragments glanés ?
Passé le temps de la collecte, comment peuvent-ils faire sens et raconter ce lieu où « tout bouge » ?
Au delà de son ancrage local mais grâce à lui, ce projet questionne les circonstances et modalités d’un renouvellement urbain.
Des mises en commun, celles de leurs matériaux comme de leurs sensibilités, le conduit à un détournement poétique. Dans les ruines des cabanes, il trouve des bibelots, des posters, des porte-clés.
Une idée s’impose alors : ouvrir aux Prairies une boutique de souvenirs. Il s’agit d’éditer à partir d’un fonds documentaire une série de souvenirs des Prairies Saint-Martin, de la diffuser notamment sur le lieu de la collecte, pour une appropriation et une circulation dans le quotidien, auprès des habitants.
Quatre puzzles des Prairies Saint-Martin ont été édités, depuis la naissance du projet jusqu’à ses développements récents.
« J’ai photographié les cabanes des jardins ouvriers peu après leur abandon par les jardiniers. Lorsqu’elles ont disparu, j’ai recherché mon point de vue d’origine pour le reconduire. Le cadre de l’image est déterminé par un sujet qui n’existe plus. La nouvelle série nous amène à contempler un paysage vide de ce qui le constituait, de ce qui avait suscité l’image ».

Parcelles 104, 132, 133 & 157 est une série de quatre puzzles qui prennent la forme, selon les contextes, d’une installation, d’une œuvre ou d’une édition. Le puzzle, image en fragments représentant une cabane, se recompose sur la photographie d’un paysage de friche portant les traces d’une démolition
récente. Il ne s’agit en fait que d’un seul et même point de vue, comme en attestent certains détails inchangés de la végétation.
« Mon travail cherche à rendre compte de l’expérience d’un lieu. L’aménager, s’y déplacer, le représenter : ces gestes nous permettent d’être au lieu. Je mets en place des actions qui empruntent aux formes documentaires et conceptuelles pour raconter ou saisir un lieu, ceux qui l’habitent, le font
vivre. La durée de l’expérience et l’ampleur du lieu varient : d’un affût de quelques minutes à une itinérance de plusieurs années, d’une marche de quelques heures à des aller-retour répétés. Etirement du lieu, étirement du temps, temps de l’expérience ou des expériences.
Qu’il s’agisse de collectes, de performances, d’installations ou d’éditions, ces gestes ont souvent pour point de départ la marche et la photographie, et tentent de se déployer avant tout in situ, sur la place publique ou dans les lieux d’où ils proviennent. Ils cherchent à susciter le débat et la participation des
habitants, à faire sortir l’archive des rayonnages, l’art de l’atelier ».

« Mars 2016, je rencontre Joachim aux Prairies Saint-Martin, à Rennes. Il me raconte comment il se sent bien aux Prairies ; il s’y sent libre mais entouré, jamais seul. Il y a son chien, Bowie, le rouge-gorge qui mange les croquettes de Bowie, les voisins ou les passants avec qui boire le café. Je fais un portrait de Joachim, il m’offre un vase en bambou qu’il vient de fabriquer.
Je repasse régulièrement. Parfois j’apporte une photo, une couverture, de quoi partager un repas. Joachim m’offre du café, il me montre les photos qu’il prend avec l’appareil que Marie lui a offert : un lever de soleil sur sa tente, la voisine Jeanne devant la glycine, le merle qui s’approche de ses chaussures. Il rassemble ces photos dans deux petits albums, ses « expositions de poche ».
Le jour de la Fête du Canal, avec de la bâche et du noisetier, on
construit un abri pour exposer une série de puzzles que l’on édite sur
le quartier. L’un des puzzles représente la glycine. On y montrera aussi ses photos du « massacre » : l’abattage d’un laurier qui l’abritait, par les aménageurs du futur parc. Puis il me confie ses photographies pour qu’elles rejoignent le fonds d’images que je collecte aux Prairies. En octobre dernier,
je lui ai envoyé mes photos pour illustrer le récit de vie qu’il écrit aujourd’hui avec Isabelle. »

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